CONSOMMATION – La déchéance du terme du prêt ne peut porter sur la base d’une clause d’exigibilité immédiate réputée abusive

La déchéance du terme du prêt ne peut porter sur la base d’une clause d’exigibilité immédiate réputée abusive

Publié le : 09/10/2024 09 octobre oct. 10 2024
Cass. civ 2ème du 3 octobre 2024, n°21-25.823

Selon l’article L.132-1 du Code de la consommation, dans sa rédaction antérieure à celle de la loi n°2008-776 du 4 août 2008, sont réputées abusive, dans les contrats conclus entre les professionnels et non-professionnels ou consommateurs, les clauses créant un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties. Ces clauses sont donc réputées non écrites.

Dans cette affaire, une banque avait délivré un commandement de payer valant saisie immobilière à un client, après avoir prononcé la déchéance du terme du contrat sans mise en demeure préalable. Par suite, la banque l’avait assigné à une audience d’orientation.

Par un arrêt du 3 octobre 2024, la Cour de cassation, se fondant sur l’article L.132-1 précité et sur l’ancien article 1134 du Code civil, casse et annule la décision d’appel. Elle affirme que la déchéance du prêt ne pouvait porter sur la base d’une clause d’exigibilité immédiate réputée non écrite en raison de son caractère abusif, peu important l’envoi d’une mise en demeure.

Ainsi, encourt la cassation la Cour d’appel, qui avait validé la déchéance du terme en raison de l’envoi d’une mise en demeure, malgré la reconnaissance du caractère abusif de la clause d’exigibilité immédiate.  

Lire la décision…
 

Historique

  • La déchéance du terme du prêt ne peut porter sur la base d’une clause d’exigibilité immédiate réputée abusive
    Publié le : 09/10/2024 09 octobre oct. 10 2024
    CONSOMMATION
    CONSOMMATION – La déchéance du terme du prêt ne peut porter sur la base d’une clause d’exigibilité immédiate réputée abusive
    Selon l’article L.132-1 du Code de la consommation, dans sa rédaction antérieure à celle de la loi n°2008-776 du 4 août 2008, sont réputées abusive, dans les contrats conclus entre les professionnels et non-professionnels ou consommateurs, les clauses créant un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties. Ces clauses sont donc réputées non écrites...
  • Devoir de vigilance et responsabilité bancaire en cas d’anomalies apparentes dans les ordres de virements
    Publié le : 09/10/2024 09 octobre oct. 10 2024
    BANCAIRE
    BANCAIRE – Devoir de vigilance et responsabilité bancaire en cas d’anomalies apparentes dans les ordres de virements
    Le virement bancaire est un instrument de paiement permettant le transfert de fonds. À cet égard, l’article L.133-18 du Code monétaire et financier impose un régime de responsabilité à l’établissement bancaire, l’obligeant à respecter un devoir de vigilance sur les opérations commandées par le client, tout en s’abstenant d’intervenir dans celles-ci, conformément à son devoir de non-ingérence dans les affaires de son client...
  • Le vice de forme doit causer un grief pour entraîner la caducité d'une déclaration d'appel
    Publié le : 08/10/2024 08 octobre oct. 10 2024
    PROCÉDURE CIVILE
    PROCÉDURE CIVILE – Le vice de forme doit causer un grief pour entraîner la caducité d'une déclaration d'appel
    La caducité d'une procédure désigne la perte d'effet d'un acte de procédure en raison d'un manquement à une formalité ou d'une irrégularité, entraînant ainsi l'extinction de l'instance. S’agissant d’une déclaration d’appel, sa caducité a pour effet de priver l'appel de tout effet juridique. Elle empêche ainsi l'examen de l'affaire par la Cour d'appel et met fin à la procédure d'appel...
  • Garantie des vices cachés : rappel du délai butoir de 20 ans à compter de la vente
    Publié le : 08/10/2024 08 octobre oct. 10 2024
    OBLIGATIONS
    OBLIGATIONS – Garantie des vices cachés : rappel du délai butoir de 20 ans à compter de la vente
    La garantie des vices cachés, prévue par l'article 1641 du Code civil, permet à l'acheteur d'agir contre le vendeur lorsqu'un défaut non apparent rend le bien impropre à l'usage auquel il est destiné. L'acheteur dispose de deux ans à compter de la découverte du vice pour engager une action, dans la limite d'un délai de vingt ans à partir de la vente initiale...
<< < ... 85 86 87 88 89 90 91 ... > >>
Information sur les cookies
Nous avons recours à des cookies techniques pour assurer le bon fonctionnement du site, nous utilisons également des cookies soumis à votre consentement pour collecter des statistiques de visite.
Cliquez ci-dessous sur « ACCEPTER » pour accepter le dépôt de l'ensemble des cookies ou sur « CONFIGURER » pour choisir quels cookies nécessitant votre consentement seront déposés (cookies statistiques), avant de continuer votre visite du site.
Plus d'informations
Navigateur non pris en charge

Le navigateur Internet Explorer que vous utilisez actuellement ne permet pas d'afficher ce site web correctement.

Nous vous conseillons de télécharger et d'utiliser un navigateur plus récent et sûr tel que Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, ou Safari (pour Mac) par exemple.
OK